Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

cinema-cannes-cancer.com

cinema-cannes-cancer.com

La Maladie n empêche pas la Culture


L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015

Publié par Bonnay Jean-Luc sur 31 Décembre 2014, 00:15am

L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015
L'AFFAIRE SK1 LE PREMIER GRAND FILM NOIR DE 2015

L'AFFAIRE SK1 pour SERIAL KILLER 1

De Frédéric Tellier

avec
Raphaël Personnaz, Nathalie Baye,
Olivier Gourmet, Michel Vuillermoz, Adama Niane, Christa Theret, Thierry Neuvic, Marianne Denicourt.

Sortie nationale 07/01/2015

Le premier grand polar ( thriller) français de 2015

Synopsis :

Paris, 1991. L’histoire vraie de Franck Magne, un jeune inspecteur qui fait ses premiers pas à la Police Judiciaire, 36 quai des Orfèvres, Brigade Criminelle. Son premier dossier porte sur l’assassinat d’une jeune fille. Son enquête l’amène à étudier des dossiers similaires qu’il est le seul à connecter ensemble.

Il est vite confronté à la réalité du travail d’enquêteur : le manque de moyens, la bureaucratie... Pendant 8 ans, obsédé par cette enquête, il traquera ce tueur en série auquel personne ne croit.

Au fil d’une décennie, les victimes se multiplient. Les pistes se brouillent. Les meurtres sauvages se rapprochent. Franck Magne traque le monstre qui se dessine, pour le stopper.

Le policier de la Brigade Criminelle devient l’architecte de l’enquête la plus complexe et la plus vaste qu’ait jamaisconnu la police judiciaire française. Il va croiser la route de Frédérique Pons, une avocate passionnée, décidée à comprendre le destin de l’homme qui se cache derrière cet assassin sans pitié.

Une plongée au cœur de 10 ans d’enquête, au milieu de policiers opiniâtres, de juges déterminés, de policiers scientifiques consciencieux, d’avocats ardents qui, tous, resteront marqués par cette affaire devenue retentissante : « l’affaire Guy Georges, le tueur de l’est parisien

Entretien avec Frederic Tellier réalisateur :

Comment avez-vous été amené à vous intéresser à Guy Georges ?

Une amie à moi avait subi un viol, ce qui m'avait traumatisé et plus tard sensibilisé, à la fin des années 90, à cette psychose autour de ces viols et meurtres à répétition perpétrés par Guy Georges à Paris. J’avais suivi cette affaire, et fini par bien la connaître.

Plusieurs années après, j'ai fait la connaissance des avocats de Guy Georges, notamment Frédérique Pons. Puis, un ami qui travaille à la Crim', au 36 Quai des Orfèvres, m'a présenté au vrai Charlie – Charlie étant un nom d’emprunt pour le film –, le flic qui a enquêté sur l'affaire et qu'interprète Raphaël Personnaz. Cette affaire m'obsédait depuis des années jusqu'au jour où j'en ai parlé au producteur Julien Madon, qui m'a proposé d'en faire un film.

Quelles recherches de documentation avez-vous fait?

Avant de m'atteler au travail d'écriture, j'ai réuni des pièces pendant cinq ou six ans. Mais même pendant l'élaboration du scénario, qui s'est étalée sur presque trois années, Patricia Tourancheau et d’autres interlocuteurs ont continué à me procurer de la documentation, tandis que j'avais aussi accès aux témoignages des policiers qui étaient sur l'enquête à l'époque des faits et que j'ai beaucoup consulté les procès-verbaux. C'était d'autant plus important de se documenter en permanence que, dans le film, tout – ou presque – est authentique.

Justement , quelle part de fiction vous êtes-vous autorisée?

On est ici dans un cinéma de transmission, pas de distraction, et mon souci était de faire le film le plus crédible possible – pas un documentaire bien sûr, mais une œuvre authentique. Il fallait donc que les faits soient le plus honnêtes possible et que j'aie un regard sincère sur l'affaire.

Du coup, je me suis très peu écarté de la réalité. Il faut bien voir que dix ans se sont écoulés entre le premier crime et le procès, et qu'il a nécessairement fallu condenser le temps. Mais l'affaire a imposé sa dramaturgie originelle. La seule liberté que je me sois autorisée, c'est de travailler les personnages et de montrer l'angle humain de l'affaire : Comment le mal affecte-t-il les protagonistes ? Comment l'humain vacille-t-il devant l'inconsolable et continue-t-il de vivre malgré tout ?

Très vite, en quelques plans, les personnages existent à l'image, sans psychologie, ni longs dialogues.

Sur quoi ce travail repose-t-il ?

Il m'a été très difficile d'entrer de plain-pied dans cette histoire car la charge émotionnelle était puissante : ce sont des faits réels, qui se sont déroulés il y a à peine vingt ans, et si je l'ai fait, c'était pour témoigner d'une affaire terrible à la fois pour la police, pour les avocats et évidemment pour les familles de victimes. Je me sentais donc investi d'une grande responsabilité. Et, du coup, les acteurs ont aussi perçu cette émotion et ont réussi à la transcrire. Naturellement, elle les a affectés et "chargés", d'autant plus qu'ils ont rencontré les vrais policiers qu'ils incarnent à l'écran. Tout cela était très concret, et leur marge de manœuvre était étroite

Le choix de Raphaël Personnaz et de Nathalie Baye s'est-il imposé rapidement ?

J'avais un impératif de réalité, là encore, et le parcours du flic me semblait initiatique puisqu'il n'a que 30 ans quand il arrive au 36 et s'attelle à l'affaire, et qu'il en sort dix ans plus tard avec deux enfants. J'ai pensé à Raphaël dès l'écriture et son humilité m'a convaincu : il n'a pas eu peur de se plonger dans l'affaire.

J'avais travaillé avec Nathalie et j'avais envie de la retrouver sur un nouveau projet. Ceci dit, tout le monde a envie de tourner avec elle ! Étonnamment, elle est très proche physiquement de Frédérique Pons et elle a vite adhéré au projet. Pour l'un, comme pour l'autre, j'ai essayé de les guider dans l'émotion des personnages, qu'il s'agisse des sept ans de traque pour le flic ou des quatre mois de travail pour l'avocate. C'était intense, et à chaque fois qu'on se posait des questions, on revenait à la réalité qui nous guidait et nous imposait des choix. Le plus lourd à gérer, c'était la charge émotionnelle.

Et les acteurs du groupe "Carbonel" de la Crim' ?

J'avais déjà proposé un rôle à Olivier Gourmet pour un autre film, mais il n'était pas libre. J'avais très envie de tourner avec lui : dès qu'il a lu le scénario, il m'a dit oui. La force du sujet l'a convaincu, j’imagine. Avec lui, les rencontres ne sont pas quotidiennes car il habite en Belgique. Il est venu à Paris sur une journée et on a tout condensé, essais costumes et lectures. Dès qu'il a enfilé le costume, il était le personnage ! Même hors plateau, il reste habité par le rôle jusqu'à la fin du tournage. Il a été puissant et... bougon, tel qu'était le personnage, qui d'ailleurs s’appelle Bougon.

Michel Vuillermoz, qui campe Carbonel, évoquait très bien, pour moi, ce personnage élégant, truculent, meneur d'hommes, tout en étant d'une grande sensibilité. Je lui ai fait lire le scénario, on s'est rencontrés, et il m'a donné une réponse positive.

Pour tous, je souhaitais des actrices et des acteurs forts, solides. Des belles personnes. C’était très important pour moi. C’était, à mes yeux, une espèce de garantie d’adhésion à cette terrible histoire.

Quels étaient vos partis-pris de mise en scène ?

Mon choix était d'avoir une mise en scène très sobre ; surtout pas ostentatoire. Je voulais adopter une manière très simple de regarder ces événements pour être le plus humble et le plus proche possible des personnages. Du coup, j’ai opté pour la caméra à l'épaule, et j’ai banni les travellings, les grues et les effets de ralenti.

J'ai juste laissé jouer les acteurs, en les guidant dans la séquence : je leur disais comment on entre dans la scène, où aller, et comment en sortir.

Formellement, comme je voulais éviter toute construction intellectuelle, je me suis dit qu'il valait mieux tourner en Scope, et éviter le 1:33, qui est un parti-pris stylistique délibéré. Je voulais aussi du grain à l'image pour le début de l'histoire, comme avec les pellicules des années 90, et au fur et à mesure que progresse le film, et que le temps avance, le grain s'estompe puisque la HD a petit à petit remplacé la pellicule.

Quelles étaient vos intentions pour la musique ?

Au début du film, lors de l’écriture et plus tard du montage, je ne voulais pas de musique du tout. Mais je me suis demandé si cette volonté ne relevait pas de l'effet. Du coup, j'ai changé d'avis, mais je ne souhaitais pas que la partition soit larmoyante ou lyrique...

Au final, il y a donc une demi-heure de musique, sur un film de près de 2 heures, que j'ai, en partie, composée. C'est une musique très sobre, interprétée par un philharmonique, un ensemble de cordes qui donne une sensibilité et qui, à mon avis, accompagne l'âme des personnages. Les musiciens ont le plus souvent joué à l'unisson pour qu'on ait une force d'ensemble, une émotion, une délicatesse qui accompagne l’image à des moments-clé.

Un grand merci au distributeur pour cette itw

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents