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La Maladie n empêche pas la Culture


FOCUS DU E-PATIENT SUR HIPPOCRATE nommé dans la catégorie Meilleur Film Cesar 2015

Publié par Bonnay Jean-Luc sur 7 Février 2015, 23:52pm

Catégories : #Cesar, #Hippocrate, #Thomas Lilti, #E-Patient, #Hopital

Avant les César, je vous propose de découvrir certains des nommés, Premier focus à travers le prisme du E-Patient avec le film HIPPOCRATE de Thomas Lilti ( médecin avant d'être réalisateur ), découvrons son directeur de la photographie NICOLAS GAURIN

Nicolas Gaurin a fait ses premiers pas comme directeur de la photographie auprès d’Anthony Cordier pour Douches froides, collaboration suivie d’un deuxième film, Happy Few. Entre ces deux longs métrages, il signe l’image de Notre étrangère, de Sarah Bouyain, et de Stella, troisième long métrage de Sylvie Verheyde qu’il retrouve quelques années plus tard pour Confessions d’un enfant du siècle (présent à Cannes en 2012). Sa carrière se poursuit avec Audrey Fouché pour Memories Corner et avec Marion Vernoux pour Les Beaux jours.

Hippocrate, projeté en clôture de la Semaine de la critique, est le deuxième film de Thomas Lilti et l’occasion pour Nicolas Gaurin de travailler avec ce réalisateur pour la première fois

FOCUS DU E-PATIENT SUR HIPPOCRATE nommé dans la catégorie Meilleur Film Cesar 2015
FOCUS DU E-PATIENT SUR HIPPOCRATE nommé dans la catégorie Meilleur Film Cesar 2015
FOCUS DU E-PATIENT SUR HIPPOCRATE nommé dans la catégorie Meilleur Film Cesar 2015

Thomas Lilti a lui-même fait médecine, il avait donc une idée précise du film ?

Nicolas Gaurin :

Oui, il en connaît très bien l’univers ! Son parti pris était de faire un film à mi-chemin entre la comédie, la chronique et le drame. Il avait envie d’une image réaliste, pas d’une lumière léchée ni sophistiquée.
En tant que personne et opérateur, mon expérience de l’hôpital se limite à être soit le malade, soit le visiteur, et dans la proposition de Thomas, on passe du candide au savant et c’est ce qui m’a intéressé. Thomas a été l’initiateur de ce parcours, je suis sorti du film avec une plus grande connaissance du monde hospitalier, comme Benjamin, interprété par Vincent Lacoste.
J’ai évidemment été confronté aux murs blancs ou aux couleurs " apaisantes " typiques de ce genre d’endroit mais il fallait les conserver au mieux sans vouloir enjoliver la réalité d’un service hospitalier. Nous ne voulions pas que ce soit comme dans des séries télé, type Docteur House, avec des décors, une lumière et une pratique médicale donnant une impression de facilité et de glamour. L’idée était d’éviter une image trop " propre " pour ne pas distraire de la difficulté du travail quotidien.

Vous avez tourné dans un vrai décor d’hôpital ?

Nicolas Gaurin :

Oui, nous avons tourné à l’hôpital Rothschild et certains intérieurs-extérieurs à l’hôpital de Garches. Nous avons disposé de tout un service désaffecté très abîmé par le temps mais avec une vraie âme. Philippe Van Herwijen, le chef décorateur, a fait un beau travail pour remettre en route ce service en lui donnant un coup de jeune tout en gardant la trace des années.
Le bâtiment était orienté nord-sud, on travaillait selon la disposition des chambres côté nord ou sud. La présence des découvertes étaient importantes pour marquer l’hôpital dans son environnement (l’Arriraw a bien aidé à récupérer des informations dans les fenêtres à l’étalonnage).

Nous avons reconstitué la lumière qui existait dans le service avant qu’il ne soit désaffecté. Il n’y avait plus de courant, les faux plafonds étaient encore équipés de réglettes. L’équipe électrique a tout recâblé et changé tous les tubes (180 tubes). Pour les effets nuit, nous avons fait la même chose avec les veilleuses tungstène et les ampoules au plafond que j’ai mis sur dimmer. Pour certaines chambres ou des bureaux médicaux, j’ai fait installé un grill pour toute la lumière, avec des Kino et des Lucioles en passant tous les câbles dans le faux plafond pour pouvoir tourner à 360° et sortir facilement de la chambre avec la caméra, aller dans le couloir puis dans une autre chambre

FOCUS DU E-PATIENT SUR HIPPOCRATE nommé dans la catégorie Meilleur Film Cesar 2015FOCUS DU E-PATIENT SUR HIPPOCRATE nommé dans la catégorie Meilleur Film Cesar 2015

Pour quelle raison avez-vous choisi de tourner le film entièrement à l’épaule ?

Nicolas Gaurin :

L’épaule institue une fragilité du cadre, un esprit " documentaire " que Thomas voulait pour Hippocrate. On suit tout le temps Vincent Lacoste, il nous guide à travers l’hôpital et il est quasiment dans tous les plans. On ne devance jamais ce qu’il voit en restant dans son point de vue. Il y a aussi pas mal de scènes de groupe, avec un mélange de vrais internes, de vrais infirmiers et de comédiens. La caméra à l’épaule permet une mise en place très libre.


(Propos recueillis par Brigitte Barbier pour l’AFC Association Française des directeurs de la photographie Cinématographique )

Nicolas GAURIN a fait ses études auprès de la Femis , promotion 1999

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Jean-Luc Bonnay

FOCUS DU E-PATIENT SUR HIPPOCRATE nommé dans la catégorie Meilleur Film Cesar 2015

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