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La Maladie n empêche pas la Culture


120 battements par minute - ma critique

Publié par Bonnay Jean-Luc sur 1 Septembre 2017, 08:30am

Catégories : #120BattementsParMinute, #CinematiqueSansToc, #RadioMercure

120 Battements par minutes

Comment transcrire au cinéma en fiction la création, 28 ans après, du mouvement Act-Up en France.

Ce n’était pas chose facile, et pourtant Robin Campillo signe avec 120 battements par minute, une œuvre puissante sur ce mouvement.

On fait la connaissance de Nathan, Sean, Sophie, Thibault, Aloise, Hélène et les autres, on les découvre dans cette course tourbillonnante, dans cette course contre la mort, motivé dans leurs chairs, dans l’urgence absolue, à faire avancer la recherche, la mobilisation des pouvoirs public au minimum silencieux voir complice de ce génocide, comme à travers le sang contaminé et le manque de prévention à l’égard d’une jeunesse bercée au ronron judéo-chrétien.

Il faut se resituer dans les années 1990 funestement appelées les années Sida pour comprendre à travers cette époustouflante réalisation de l’urgence du mouvement et la platitude de laisser crever, mourir nos prochains à coté de nous en se rassurant, dégelassent, que les seuls intéressés et concernés sont les LGBT, « peut-être » les hémophiles et quelques folles qui pour les plus extrêmes salopards penseront qu’ils l’ont bien cherché.

Dans 120 battements par minute, on identifie ses jeunes, homo, toxico, hémophile, détenu

Toi, Moi, Nous…

La force du récit donne vie là où la mort rode.

Un des slogans prévus pour une manif est « Des molécules pour que l’on s’encule » décrit bien la volonté d’Actu-up choquer pour faire bouger, l’urgence du moment, des minutes qui passent, battement par battement. C’est la vie ! Bordel ! regarde peuple c’est tes enfants qui meurent.

Film qui fut mon énorme émotion et coup de cœur du 70 éme festival de cannes, avec des acteurs d’une justesse et puissance d’interprétation au sommet comme les deux révélations du film Nahuel Pérez Biscayart et Arnaud Valois, respectivement Sean et Nathan.

Robin Campillo comparse habituel de Laurent Cantet (Entre les murs, palme d’or 2008), nous livrent incontestablement une œuvre puissante, importante et c’est un Grand prix hautement mérité lors du palmarès du dernier festival de cannes

 

 Maintenant ce film est pour vous, prenez-en soins, allez le voir, parlez-en, film d’utilité public, extrêmement bien réalisé et mise en scène.

 il me restera ce gout amer et colérique, de me dire, qu’à l’époque, finalement nous ne savions pas … pire on ne voulait pas que nous sachions .

 

120 battements par minute - ma critique

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